BP2S et ses cousins du Québec : une coopération prometteuse

12

janvier

2017

BP2S et ses cousins du Québec : une coopération prometteuse

Soumis par Charles F le jeu, 12/01/2017 - 12:21

Le 14 octobre dernier, les premiers ministres canadien et français signaient la Convention constitutive de l’Institut France-Québec pour la coopération scientifique en appui au secteur maritime (IFQM), en présence de nos amis du Cluster Maritime Français, également co-signataire. L'institut a pour mission de réunir et d’animer en France et au Québec sous forme de réseau, les acteurs clés de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement supérieur dans le domaine maritime.

Cette nouvelle coopération est à saluer, et vient compléter utilement celle initiée par BP2S en matière de « shortsea shipping ». Depuis plusieurs années en effet, BP2S et l'European Shortsea Network coopèrent régulièrement avec Armateurs du Saint Laurent (ASL), et plus particulièrement la « Table du Québec sur le Transport Maritime Courte Distance ». C'est ainsi qu'en 2013, à l'invitation de BP2S, la Table du Québec (Quebec Shortsea Shipping Council) a participé à la première  « European Shortsea Conference » organisé par BP2S et l’ESN à Paris.  Nos collègues québécois ont depuis participé à toutes les European Shortsea Conferences qui ont suivi : en 2014 à Lisbonne, en 2015 à Copenhague et en 2016 à Barcelone, mais aussi aux réunions de l'European Shortsea Network, -où se retrouvent tous les bureaux de promotion européens-, permettant ainsi de fructueux échanges de vues, d’idées, de bonnes pratiques, etc.

C’est dans cette dynamique positive et constructive que BP2S tient à rappeler aujourd’hui les judicieuses et très pertinentes recommandations du rapport « Define, Defend, & Promote » que la Table du Québec nous avait fait connaître et dont BP2S s’était fait l'écho dès fin 2013.

Rappelons les cinq actions immédiates qui y étaient recommandées :

  1. L’OMI devrait élaborer une définition commune du transport maritime à courte distance afin de mieux cibler et regrouper les intérêts du secteur à l’échelle mondiale.
  2. Les administrations membres de l’OMI devraient instaurer un mécanisme afin d’évaluer et de protéger le TMCD avant l’adoption des conventions internationales qui pourraient inclure ce secteur. L’industrie du TMCD doit être consultée par les gouvernements nationaux.
  3. On doit mettre au point un mécanisme à l’intérieur de la Chambre internationale de la marine marchande (CIMM) afin de faire valoir les intérêts du TMCD auprès de l’OMI, en sus de la représentation administrative.
  4. Les pays effectuant du transport maritime à courte distance devraient mettre en oeuvre une politique de défense des intérêts du TMCD au moment de l’adoption des conventions maritimes internationale et des règlements nationaux subséquents.
  5. Les associations nationales de transport maritime doivent faire un meilleur travail en vue de fournir des données socioéconomiques et environnementales pertinentes aux gouvernements afin que ces données soient mise à jour en fonction de la valeur du secteur du TMCD et permettent d’éviter les conséquences négatives non voulues de l’application de règles transocéaniques à ce secteur.

Trois années plus tard, considérant les sujets traités aujourd’hui par l’OMI, mais pas seulement, (pesée de conteneurs, traitement des eaux de ballast, émissions atmosphériques du transport maritime, etc.), ces 5 recommandations sont plus que jamais d’actualité !...  

 

Retrouvez le rapport dédié ici


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du transport maritime
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